Lexus IS 250C V6 208 cv

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Lexus IS 250C V6 208 cv

Message  Jean-Fi le Mer 26 Mai - 11:46

Voiture essayée:

Lexus IS 250C Luxury Pack
Moteur V6 2,5 litres de 208 cv.
Prix catalogue avec les options installées: 57.000 € environ.
Taxe de mise en circulation: 2.478 €
Taxe annuelle: 532,36 €




Conditions de l'essai:

Véhicule prêté par le concessionnaire Lexus de Waterloo
Essai réalisé le 09 mars 2010, temps ensoleillé, routes sèches . Température 2°, vent moyen .


Essayeur: Jean-Fi


Habitabilité et esthétique

Sur base de l'IS, Lexus a sorti un cabriolet avec toit rétractable rigide en 3 segments. Cette formule permet de préserver l'élégance de la ligne sans trop alourdir le volume de la malle arrière. De face, c'est une IS tout à fait normale, le capot plongeant se termine en V avec des phares pointant vers le bouclier. Les phares anti-brouillards sont intégrés au bouclier dans des ouïes rappelant la forme des phares. Le tout donne du caractère à la voiture, mais cela reste assez classique et un peu trop discret. Par rapport à la berline, le cabriolet présente un bouclier très légèrement différent, mais il faut vraiment y regarder à deux fois.

Avec ses 4,63 m de longueur, l'IS-C est relativement imposante, à peine plus courte que la Volvo C70, et la malle arrière nettement plus longue que sur la berline lui donne un vrai profil de berline un peu sportive. Le caractère est encore renforcé par la ligne latérale légèrement montante.

Vue de l'arrière, elle est massive et d'apparence assez lourde à cause de la taille imposante du coffre qui propose l'un des plus gros volumes de chargement dans la catégorie avec 420 litres en mode coupé. Par contre, le volume utile une fois la voiture découverte tombe à 165 litres, ce qui est vraiment trop peu. Partir en vacances avec ce cabriolet vous imposera le placement de beaucoup de bagages à l'intérieur de la voiture si vous souhaitez rouler découvert.
Le plus gros point noir de ce coffre, outre sa capacité faiblarde, c'est son système de sécurité de toit. Il s'agit ici d'un panneau rigide qui se place de façon oblique en permettant au toit d'occuper le coffre jusqu'au plancher. Les points d'ancrage du panneau sont au nombre de 4: deux dans le plancher qui reçoivent les "pattes" du panneau et deux sur les côtés supérieurs. Ces derniers sont trop petits et le panneau est délicat à verrouiller dedans. J'ai dû insister plusieurs fois pour le fixer correctement et ce n'était pas visible au premier coup d'oeil. La manoeuvre de toit était simplement impossible selon l'écran de tableau de bord. Agaçant au possible.

Les feux arrières à technologie LED sont massifs et sans grand caractère, tristounet pour un véhicule appelé à se démarquer sur les routes, d'autant que les leds permettent énormément de fantaisie esthétique.




A l'intérieur, c'est cossu et luxueux, tout à fait digne de la marque. La place disponible à l'avant est excellente et la largeur aux épaules est généreuse. A l'arrière, c'est beaucoup plus juste mais deux adultes pourront s'y installer à l'aise à condition que les personnes installées à l'avant n'aient pas de trop grandes jambes. Comme dans tous les cabriolets, l'accès à l'arrière est un peu malaisé et demandera une certaine habitude, mais vous serez bien aidé par le système de basculement et d'avancée électrique des sièges.



L'instrumentation de bord est complète et très bien organisée. L'ergonomie générale est excellente et est toujours l'un des points forts de la marque. Chaque commande est à sa place et on s'y retrouve très rapidement sans devoir plonger dans le manuel de bord.
Les incrustation en bois d'érable gris sont du plus bel effet avec le haut du tableau de bord anthracite et le garnissage en cuir blanc, mais les portières et le bas de l'habitacle présentent très rapidement toutes sortes de marques de salissure.
Comme toujours avec les incrustations en bois laqué, cela génère beaucoup de reflets et risque fort de présenter rapidement des griffes.

L'écran central du système multi-média est encadré par les commandes principales et vous permet de naviguer facilement dans les multiples menus de réglages.




En ce qui concerne les espaces de rangement, c'est très chiche. Les bacs de portes sont minuscules à l'avant et totalement absents à l'arrière. L'accoudoir central avant cache un bac de bonne taille et le couvercle est réglable longitudinalement. La boîte à gants est tout aussi exigüe et les passagers à l'arrière disposeront d'un porte-gobelet et un tout petit coffret de rangement, les deux dissimulés dans un accoudoir central trop bas pour être vraiment utile.
Le plancher de coffre dissimule un espace de chargement pour les menus accessoires comme le kit anti-crevaison, le triangle et autre boîte de premier secours.




Performances et agrément moteur

Contrairement à la berline, le cabriolet ne dispose que d'une seule motorisation. Il s'agit d'un V6 d'une cylindrée de 2,5 litres à injection directe d'essence. Il délivre 208 cv à 6.400 tpm et 252 Nm de couple au régime minimum de 4.800 tpm.
La transmission est fournie par une boîte automatique séquentielle à 6 rapports dotée du système AI-Shift (Artificial Intelligence-Shift). En mode automatique, le passage de rapports est fluide et sans à-coups. En mode sport, vous pourrez passer les rapports via les palettes au volant. Le système AI-Shift "apprend" votre façon de conduire et adapte automatiquement la transmission. Ainsi, si vous conduisez de manière sportive, l'électronique modifie les paramètres pour optimiser les temps de changements de rapports.




Le bloc se révèle très silencieux, mais les montées en régime sont un peu molles tant que les 4.000 tpm ne sont pas atteints. Dès ce moment, il se montre plus volontaire sans pour autant exceller dans les performances. En mode automatique, l'IS-C semble lourde et pataude, le moteur monte lentement dans les tours et la boîte prend son temps pour rétrograder. En mode Sport, la réactivité de la boîte est nettement meilleure, mais il faut conduire de façon plus sèche pour "apprendre" à la boîte à s'adapter et fournir alors des paramètres de conduite plus dynamiques. Après quelques minutes, la boîte rétrograde plus rapidement et les accélérations sont plus franches à condition de rester en régime (au-dessus des 3.000 tpm).
La conduite sportive n'est pas vraiment la tasse de thé de ce V6 qui conviendra bien mieux à une conduite coulée lors de longues promenades dans les campagnes, cheveux au vent.

Malgré la cylindrée, le couple est anémique et trop haut placé dans les tours, les 208 cv peinent à se montrer à leur avantage. Le constructeur annonce 9 secondes pour le 0 à 100 km/h et une vitesse de pointe de 210. Si la vitesse maximale est atteinte sans trop de difficultés, j'ai beaucoup de peine à croire à ce temps de 9 secondes tant la voiture semble lourde et peu réactive. Le poids en ordre de marche atteint les 1.730 kgs sur la balance, ce qui est dans la moyenne du segment, c'est 9 kgs de moins qu'une C70 D3 de 2 litres.
Pour avoir essayé l'IS berline équipée du moteur 2,2 litres diesel de 162 cv, je déplore que ce même bloc ne soit pas disponible dans cette version cabriolet, il lui ferait énormément gagner en agrément de conduite et même en sportivité grâce à son couple généreux disponible beaucoup plus tôt.

Le compte-tours et le tachymètre présentent un avertissement de régime et de vitesse via un cercle lumineux au centre des deux cadrans, c'est devenu un signe de reconnaissance spécifique à la marque. Joli et utile.

Sous le capot, le moteur est totalement encapsulé par plusieurs panneaux amovibles, il faudra systématiquement faire du démontage pour la moindre intervention mécanique. Je n'ose pas imaginer le temps que nécessitera un simple changement d'ampoule. Seule la batterie est visible et l'unique accès direct que j'ai repéré est celui du réservoir de lave-glace. Les jauges usuelles sont dissimulées au regard.

Consommation

J'ai parcouru avec cette voiture 95 kms sur tout type de routes avec des pointes bien au-delà des limites autorisées et une conduite la plupart du temps assez vive. A la fin de mon essai, l'ordinateur de bord me renseignait 14,7l/100 de moyenne. Au vu de ses performances, c'est beaucoup, surtout que c'est quasiment la même consommation que j'ai réalisée avec l'Infiniti G37 cabriolet qui était équipée d'un moteur nettement plus gros et plus puissant et avec une conduite encore plus excessive.
Lexus annonce 7,1 et 13,1 comme extrêmes avec une moyenne mixte de 9,3. Avec un réservoir de 65 litres, cela donne une autonomie théorique juste sous les 700 kms. J'ai peine à croire qu'on pourrait passer les 600 kms après cet essai.


Confort - Equipement

Comme toutes les Lexus, l'IS-C est très complète au niveau de l'équipement de série, les options sont d'ailleurs très peu nombreuses.
Celle que j'ai essayée ici était équipée du Luxury pack qui comprend les rétroviseurs extérieurs électrochromatiques, la ventilation des sièges avant, les phares bi-xénon adaptifs et directionnels, les mémoires pour les sièges avant, les rétroviseurs et le volant, le cuir perforé et les essuie-glaces à détecteur de pluie.
Second pack d'options installé; le pack Navigation qui comprend le GPS à commandes tactiles et la caméra de recul pour le prix de 2.810 €. Vous pouvez opter pour un autre pack navigation qui comprendra alors un système multi-média Mark Levinson en 5.1 et lecteur DVD en plus, facturé alors 4.180 €. Une pure merveille d'un point de vue rendu sonore.
Dernier pack possible: le pack PCS & ACC; système pré-collision et maintien de distance de sécurité ajouté au cruise control. Il vous coûtera 3.320 €.

Tout ce qui n'est pas repris dans ces packs est de série, y compris la peinture métal et le cuir d'entrée de gamme, déjà d'excellente qualité.

Les sièges sont très confortables et soutiennent très bien, tant le dos que les côtés. A l'arrière, c'est quasi la même chose mais les dossiers sont un peu moins moulés et le soutien latéral un peu moins bon. Seule la place aux jambes manquera un peu pour être installé aussi bien qu'à l'avant. La garde au toit est un peu juste pour des adultes d'1,80m.




Sécurité

Pour l'aspect sécuritaire, rien à redire, toute la panoplie est présente. Le passager avant disposera même d'un airbag frontal avec une dépression en son centre permettant à la tête de s'y enfoncer. Les airbags latéraux ont été agrandis pour mieux protéger les épaules et la tête. Les genoux des passagers avant sont également protégés par des airbags.
En cas de tonneau, des arceaux de sécurité sont placés juste derrière les appuie-têtes arrière. Ces appuie-têtes peuvent également être rabattus du tableau de bord afin d'améliorer la visibilité vers l'arrière.
Pour sécuriser la manoeuvre du toit, un sonar arrière vérifie s'il y a assez de place derrière la voiture pour permettre l'ouverture du couvercle de malle.
Pendant la manoeuvre, un logo s'affiche au tableau de bord avec une barre de progression et la fin de la procédure est signalée par un bip sonore. Le bouton de commande est situé sur la gauche sous le volant, interdisant ainsi la manoeuvre par une autre personne que le conducteur. On est égoïste chez Lexus.

En ce qui concerne les aides électroniques, toute la panoplie moderne est présente et ne sont pas trop intrusives. Je n'ai ressenti leur intervention qu'à deux reprises et c'est resté très furtif. La voiture est clairement une propulsion avec une tendance un peu survireuse qui s'accentue une fois découverte par le transfert de masse vers l'arrière déjà lourd.
Sous le bouton de démarrage du moteur se trouve un commutateur permettant la sélection de plusieurs modes de conduite en fonction des conditions météo.

En option, Lexus propose le pack PCS-AA, soit Pre-Crash-Safety et Adaptive Cruise Control. Ensembles, ces sytèmes vérifient en permanence les risques de collision grâce à un radar à ondes millimétriques et en cas de risque important d'accident, activeront l'assistance au freinage d'urgence. Si le système estime la collision inévitable, les prétensionneurs de ceintures seront activés juste avant l'impact.


Qualité

Cette Lexus, comme chaque modèle de la marque, est une référence en matière de qualité de finition. Tout est parfaitement agencé, assemblé, emboîté ou incrusté. Les matériaux sont d'excellente facture et aucun grincement n'apparaît, même sur revêtement routier fortement dégradé. Tout respire le luxe et le travail bien fait. Le seul point noir relevé tient à la couleur des soubassements intérieurs, extrêmement salissant dans ce blanc crème. A réfléchir lors de la commande.
A l'extérieur, même constat, tout est impeccable et même la mécanique complexe du toit rétractable est un modèle de fluidité et de silence, tout en étant le plus rapide de sa catégorie avec à peine 20 sec pour une manoeuvre complète.

A l'achat, Lexus vous offre une garantie totale de trois ans ou 100.000 kms, sans limitation de kilométrage la première année, et 12 ans de garantie contre la perforation par corrosion. Vous bénéficierez également de l'assistance gratuite pendant ces trois années avec toutes les options usuelles comme le véhicule de remplacement, rapatriement, hébergement ou remorquage.


Conclusion

C'est la troisième Lexus que j'essayais et toujours aucune déception à la clé, en dehors de cette motorisation. La marque de luxe de Toyota fait preuve encore une fois de son talent et raffinement en matière de confort et qualité de finition. C'est beau et distingué sans le clinquant d'une Infiniti et avec un peu plus d'élégance que chez Volvo. Une ligne un peu moins japonaise et plus agressive en ferait beaucoup pour la diffusion de la marque en Europe.

Par contre, la motorisation choisie pour ce cabriolet manque de performances et de punch avec à la clé un cruel déficit de plaisir de conduite et une consommation élevée. Comme je l'ai mentionné plus haut, le moteur 2,2 diesel de la berline serait un gros plus à mon sens.
Ensuite, le coffre est à peine logeable en mode cabriolet, pas beaucoup mieux que la G37 d'Infiniti.
A prix similaire, la G37 se classe pour moi très nettement au-dessus en plaisir de conduite, mais la Volvo C70 surclasse les deux en pratique pour un usage multi-fonctionnel et à des tarifs nettement plus attractifs.


Les Plus

- Boîte de vitesse géniale en mode Sport
- Confort de haut niveau
- Rapport prix/Equipement
- Equipement de série ultra-complet
- Coffre spacieux en mode coupé

Les Moins

- Boîte de vitesse trop lente en mode auto
- Coffre peu logeable en mode cabriolet
- Manque de couple moteur et consommation
- Arrière trop massif
- Panneau de sécurité de toit merdique

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Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais Mark Twain



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