BMW 640i Cabriolet 320 cv

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BMW 640i Cabriolet 320 cv

Message  Jean-Fi le Jeu 15 Sep - 14:43

Voiture essayée:

BMW 640i cabriolet, 3 litres essence, 6 cylindres en ligne 320 cv
Prix catalogue avec les options installées: 115.000 € environ.
Taxe de mise en circulation: 4.957 €
Taxe annuelle: 715,70 €




Conditions de l'essai:

Véhicule prêté par le concessionnaire
Essai réalisé le 7 mai 2011, temps ensoleillé, routes sèches. Température 25°, vent modéré, vendeur à bord.
Je n'ai pas pu faire beaucoup de photos car ma batterie m'a lâché. J'ai récupéré une photo de l'intérieur d'une autre voiture avec le même intérieur mais de couleur extérieure différente.


Essayeur: Jean-Fi


Habitabilité et esthétique

Avec cette nouvelle mouture de la série 6, BMW a affiné les lourdeurs disgrâcieuses de la précédente version. Terminé cet abominable couvercle de malle qui donnait l'impression d'avoir été ajouté à la sauvette avant la mise sur le marché.

Imposante avec ses 4,89 m de longueur et 2,08 de largeur totale, elle ne passe pas inaperçue. Le capot très long et peu incliné se termine en V sur une calandre traditionnelle et des phares en amandes, le tout avec un "regard" pas du tout agressif et même plutôt élégant. Ce cabriolet a manifestement été conçu pour cruiser les cheveux au vent sans aller chercher la performance et la sportivité.

La ligne latérale assez plate monte légèrement vers l'arrière pour se terminer par un couvercle de malle plutôt court au design superbement torturé. Le bouclier arrière a été travaillé pour bien intégrer les deux sorties d'échappement et dessiner le prolongement du V de la malle. A l'avant, les répétiteurs de clignotants, à leds, sont joliment intégrés dans le pli de carrosserie. Les poignées de porte sont également dotées d'un balisage lumineux d'approche.

Découverte, cette série 6 est tout simplement magnifique de pureté et d'élégance discrète mais racée. Une fois couverte, ça change. La capote se prolonge via deux pointes sur le coffre et une toute petite lucarne arrière en verre dissimulée dans un tunnel de tissu. Cette lucarne sert également de mini pare-vent. Ainsi coiffée, la voiture semble encapuchonnée et il faudra en choisir judicieusement la couleur pour la coordonner avec la peinture de la carrosserie. Malgré tout, cette capote est mieux intégrée que sur la Saab 9.3.




A l'intérieur, on prend place dans un salon cosy et généreux pour ce qui est de l'espace, du moins à l'avant. La largeur aux épaules est impeccable, les sièges moelleux et bien formés vous accueillent dans un grand confort à la fermeté mesurée.

A l'arrière, après quelques contorsions nécessaires, deux adultes pourront s'installer très confortablement mais la largeur aux épaules est nettement plus restreinte et les genoux seront un peu coincés dans les dossiers pour peu que les occupants de l'avant mesurent au-delà d'1,75m.
Le large accoudoir central permettra à chacun une installation confortable et relaxante.

Côté coffre, le volume disponible en mode coupé est de 350 litres, volume atteint grâce au rabattement aisé du panneau de protection de capote. En mode cabriolet, vous aurez encore assez de place pour ranger deux sacs de golf, soit 300 litres, ce qui est plutôt pas mal pour un cabriolet. Cependant, en ouvrant le coffre, on se demande où diable ont bien pu passer les 300 litres tant le volume disponible semble exigu et peu accessible.

Le cockpit est esthétiquement très réussi, harmonieusement composé de matériaux nobles à l'assemblage parfait. Impossible de prendre quoi que ce soit en défaut. Tout est judicieusement placé à portée de main et orienté vers le conducteur. L'écran central en couleur est complètement intégré au tableau de bord, contrairement à Audi qui préfère un écran escamotable. Je préfère de loin le concept BMW.

L'accoudoir central avant, de dimensions très généreuses, dissimule un large espace de rangement qui s'ouvre par deux trappes longitudinales.





Performances et agrément moteur

Passons à la partie la plus intéressante sur papier, la motorisation. Cette 640i est équipée d'un 6 cylindres en ligne de 3 litres presque carré: 89,6 de course pour 84 d'alésage. Cette configuration donne généralement des moteurs qui montent aisément dans les tours avec un couple assez important. De fait, le couple atteint les 450 Nm sur une plage allant de 1.300 à 4.500 tpm et la puissance de 320 cv est disponible jusqu'à 6.000 tpm.

Très silencieux au ralenti, ce 6 cylindres a du souffle à tous les régimes et il chante allègrement au fur et à mesure que l'aiguile du compte-tours s'envole. La boîte automatique séquentielle à 8 rapports est un régal d'onctuosité et de souplesse. Quel que soit le régime et le rapport engagé, la 6 répond à la moindre sollicitation du pied droit. Les rapports passent de façon homogène sans à-coups et avec un temps de retard assez moyen sans pour autant être mauvais.

Les palettes au volant sont de bonnes dimensions et tombent bien sous les doigts. Seul le déplacement des palettes m'a semblé un peu court.

Avec un poids conséquent de 1.915 kgs, la 640i n'est pas vraiment un cabriolet sportif, mais son moteur et son châssis permettent néanmoins d'attaquer les virages à la corde et de s'amuser un maximum.

Malheureusement, toute l'électronique veille secrètement et à la moindre incartade de trajectoire, le plus petit patinage ou travers, les brides reprennent le contrôle. L'aspect positif de tout cela est que cette voiture permet une conduite active et amusante, mais le revers de la médaille est que le "pilotage" en est grandement aseptisé. La plus grosse frustration vient de la bride électronique de vitesse à 250 km/h. On les atteint avec une telle facilité qu'on ne pense qu'à une chose: jusqu'où on pourrait faire monter cette aiguille sans cette damnée bride.

Seul bémol constaté: sa faible hauteur de caisse a tendance à faire talonner la voiture sur tronçons valonnées attaqués à grande vitesse, gare à la tête et aux fesses si vous ne vous y attendez pas.

Un petit regret supplémentaire: la sonorité de l'échappement est relativement terne et j'aurais apprécié que BMW fasse un réel travail acoustique là-dessus, comme Infiniti l'a fait sur la G37. Un 6 en ligne fait déjà un bruit plus plat qu'un moteur en V et comme ce n''était qu'un 3 litres, le son s'est révélé nettement moins enchanteur que la japonaise et son 3,7 litres. Disposer d'un moteur performant sans pouvoir apprécier son chant est vraiment dommage.


Consommation

Avec un tel moteur sous le capot, voici le passage qui fâche le plus souvent quand on essaie de tels engins. Et pourtant, cette série 6 cabriolet à l'embonpoint généreux s'est contentée de 13,2 litres d'euro95 pendant mon essai. Sachant que j'ai réalisé un 14,8 avec l'Infiniti G37 cabriolet quasi aussi lourde mais plus rageuse, c'est finalement très flatteur.

Sur papier, BMW annonce 7,9 sur route, 15,5 en ville et une moyenne mixte de 10,7. En mode promenade dans les campagnes sans trop titiller la pédale de droite, je pense qu'il ne devrait pas être trop difficile d'arriver à ces chiffres, mais cela signifiera au mieux une autonomie inférieure à 700 kms avec le réservoir de 70 litres.


Confort - Equipement

Le modèle que j'ai testé était équipé de jantes en alliage de 20 pouces avec des 245/35 à l'avant et des 275/30 à l'arrière. Sur routes lisses et plates, le confort s'est révélé de très bon niveau en réglant le châssis sur le mode Confort (mode uniquement disponible avec le châssis Adaptive Drive). En mode Normal, la différence est minime, mais les modes Sport et Sport rendaient l'amortissement nettement plus ferme et chaque irrégularité du revêtement routier était clairement ressentie dans le dos et les jambes.

Sur surfaces dégradées, les secousses et vibrations sont nombreuses mais les sièges compensent grandement l'inconfort qui en résulte. D'un point de vue confort routier, cette série 6 est indéniablement une réussite. Personnellement, j'opterais pour une monte pneumatique plus traditionnelle en 18 pouces vu la taille de la bête.

Ceci dit, les jantes 20 pouces qui équipaient la "mienne" sont superbes.

Du côté de l'équipement, une bonne surprise: la dotation de série est très complète. Quoi de plus normal vu le tarif d'entrée de gamme, mais on sait tous que les marques premium allemandes n'en ont généralement cure. Pour une fois, ça méritait d'être signalé.

Dans cette série 6, vous aurez d'office toute l'électronique d'assistance et de protection usuelle, et on y ajoute le GPS couleur, le cuir avec sièges électriques chauffants, phares au xénon, pare-vent, lunette arrière automatique en verre, détecteur de pluie et de luminosité, commandes vocales, cruise control, rétros électriques rabattables...

On est loin de la politique maison dans les séries inférieures.

Rassurez-vous, la liste des options, généreusement tarifées, est suffisamment complète que pour personnaliser votre achat: affichage tête haute, vision de nuit, détection des panneaux de signalisation, assistance automatique de parking, caméra de recul, avertissement de franchissement de ligne, détection d'angle mort...

Sans supplément, vous pourrez choisir une capote de couleur beige à la place du noir traditionnel. En option payante, vous pourrez opter pour un revêtement anthracite avec effet argenté.
De série, l'installation audio est équipée de 9 haut-parleurs. Moyennant un petit supplément (), vous pourrez opter pour le haut de gamme avec 12 haut-parleurs et une puissance totale de 500 watts. Vu que j'étais accompagné du vendeur et que l'essai ne durait que 30 minutes, je n'ai testé l'installation que 5 minutes à l'arrêt et elle agréablement rempli mes oreilles.

La capote est réalisée en trois couches et comporte des lamelles souples afin d'assurer une meilleure rigidité, ce qui permet de limiter le gonflement caractéristique des cabriolets ainsi équipés. L'ouverture/fermeture peut se faire en roulant jusqu'à 40 km/h, le temps nécessaire à la manoeuvre est de 19 sec pour l'ouverture et 24 sec pour le mouvement inverse.

Je n'ai pas pu juger de l'insonorisation de la capote vu que j'ai roulé constamment cheveux au vent.


Sécurité

Toute la panoplie standard est présente dès la version de base et on pourra la compléter par un tas d'équipements électroniques supplémentaires qui la feront ressembler à un vaisseau spatial. Il ne manquera plus que le pilotage automatique.


Qualité

Vu le tarif, on s'attend à une qualité de fabrication impeccable et c'est visuellement le cas. Tout est parfait, tant du côté de l'assemblage que du choix des matériaux.


Conclusion

Cette nouvelle mouture de la 6 est esthétiquement très réussie et homogène. Exit l'affreuse malle arrière unanimement critiquée par la presse spécialisée. Le dessin des feux arrières est plaisant et original sans être ostentatoire. Ce cabriolet de grande taille n'est pas très habitable à l'arrière et son coffre n'est pas des plus pratiques, mais à son volant, on enchaînera les kilomètres avec délices capote sagement rangée dans son logement.

Pour les amateurs de bavaroises, la 6 est tout à fait dans la lignée du reste de la gamme mais elle se démarque par une dotation nettement plus complète d'entrée de gamme. Ceci dit, le tarif très corsé trouvera là sa justification.

Trop aseptisée en conduite sportive, ce sera avant tout un véhicule de promenade, les candidats "pilotes" se tourneront plutôt vers une Z4 ou une M3 pour les sensations.

Comme toutes les allemandes premium, la qualité de finition est irréprochable, les équipements disponibles très nombreux et le tarif himalayesque. C'est une excellente voiture, mais quitte à claquer 115.000 € pour une voiture, ce ne sera pas du tout vers ça que j'irai.


Les Plus

- Boîte 8 rapports très homogène
- Confort des sièges
- Moteur performant
- Electronique ultra-performante
- Tenue de route bluffante
- Equipement de série

Les Moins

- Comportement trop aseptisé
- Temps de retard à l'accélération
- Tarif corsé de base
- Bruit d'échappement un peu terne
- Coffre peu pratique et exigu
- Prix des options


Toutes les informations reproduites dans cet essai (texte et photos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par TotalWhisky, PassionAutomobile.info et leurs propriétaires respectifs.

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Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais Mark Twain


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