Volvo V50 1.6D 110 cv et 2.0D 136 cv

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Volvo V50 1.6D 110 cv et 2.0D 136 cv

Message  Jean-Fi le Mar 12 Fév - 10:08

Voiture essayée:

Volvo V50 1.6D cm³
Dimensions : Lg 451, lg 177 , 1.412 kgs sur la balance
Prix catalogue : 33.000 € en finition Summum avec peinture métal et radio CD.



Conditions de l'essai:
Essai réalisé le 22 juillet 2006
Essayeur: Jean-Fi
Temp 35° - Vent nul – Plein soleil
70 kms parcourus sur autoroute et en ville
Véhicule d’essai du garage Volvo JPC Motors La Louvière


Habitabilité et esthétique

En renouvelant l’ancien break V40 à la ligne morne et désuète, Volvo a choisi la voie de l’esthétique et de l’originalité. La nouvelle V50 adopte la ligne générale inaugurée sur la S80 et le reste de la gamme. Par rapport à la V40 qu’elle remplace, l’évolution ne se fait pas sur les dimensions. Seuls 4 cms ont été gagnés en largeur.

Du banal de la V40, Volvo est passé à l’élégance et la finesse dans ce magnifique break. Les courbes sont fines et racées et selon la couleur de carrosserie, la voiture ne passera pas inaperçue. Le pur fonctionnel des breaks de la marque n’est plus incompatible avec le luxe et le raffinement, déjà démarré avec la V70.
La V50 adopte maintenant les grands feux arrière verticaux dans la lignée de sa grande soeur.



En s’installant au volant, on plonge immédiatement dans l’univers Volvo très cocooning et sécurisant. Tout est bien agencé, les commandes sont placées judicieusement et tout respire la sécurité et la robustesse. Rien de particulièrement original, tout est simplement beau, sobre et bien fini. La seule touche de véritable originalité réside dans la console centrale flottante que je préférerai en finition aluminium brossé au lieu du plastique clinquant imitation bois. Ces incrustations façon bois sont la seule preuve de mauvais goût de Volvo pour ce modèle.

De part ses flancs moins inclinés, l’habitabilité a bien augmenté en largeur, surtout au niveau des épaules. La place réservée aux jambes est importante à l’avant et suffisante à l’arrière. Les sièges sont comme d’habitude bien dessinés et on y est bien assis. Un peu plus durs que ceux qui équipaient la V40, ceux de la V50 offrent un bien meilleur soutien latéral et lombaire. La finition cuir est d’excellente facture et Volvo est l’une des marques à proposer le plus large éventail de finition de ses intérieurs.

La garde au toit est un peu juste à l’arrière et les grands gabarits seront un peu gênés.

Les espaces de rangement sont assez nombreux, mais pour la plupart de petite taille. Vous disposerez d’un filet d’arrimage sur le plancher et un autre sur le flanc gauche pour de petits objets. L’accoudoir central avant dissimule un porte lunettes et un espace de rangement pour CD. Un rangement d’un litre de contenance est prévu derrière la console centrale, assez peu pratique à l’usage. Il est destiné à servir de poubelle selon Volvo. Deux porte gobelets sont placés entre les sièges et un autre dans une ouïe de ventilation qui permettra au chauffeur de garder sa boisson à portée et fraîche en été.
L'accoudoir central arrière abrite également 2 porte gobelets.



La boîte à gants est assez profonde mais manque cruellement de hauteur utile. Les bacs de rangement dans les portières sont également très exigus.

La banquette arrière est rabattable en 1/3-2/3. Le coffre est grand et peut atteindre, suivant la configuration choisie, 417 litres en 5 places, 717 banquette arrière rabattue et 1.307 siège avant rabattu. Un plancher plat de près de 3 m de long est ainsi disponible sur 40% de la largeur intérieure. La hauteur disponible en mode 5 places est un peu faible.

Par contre, il faudra procéder à l’enlèvement du cache bagages très encombrant et choisir entre le laisser au domicile ou le placer en longueur dans le coffre. Pas très pratique à l’usage. Ce gros store cache également un porte-parapluie.

Le coffre est garni d’une épaisse moquette anthracite à l’aspect costaud et les panneaux de garnissage sont bien ajustés partout. Le plancher de coffre propose un volet permettant de séparer les bagages pour bloquer un bac de bière par exemple. Je trouve ce système moins pratique que le filet extensible anciennement proposé dans les S60 et S80. Le flanc droit du coffre abrite également un coffret avec couvercle.



D’origine à partir du niveau Kinetic, Volvo propose des jantes en alliage léger en 12 modèles et 16 couleurs de carrosserie.

Le compartiment moteur est très encombré, c’est la tendance actuelle liée aux moteurs placés transversalement. Les points de contrôles normaux sont bien accessibles pour les vérifications régulières du conducteur consciencieux.




Performances et agrément moteur.

Le moteur turbo diesel de 1.560 cm³ délivre 110 cv et est hérité de la maison Ford. Ce bloc motorise les Ford Fiesta et Fusion en 90 cv, Focus et C-Max avec une puissance de 109 cv. Le couple maxi de 240 Nm est atteint à partir de 2.250 tpm.

Ce moteur se montre particulièrement bien insonorisé et est volontaire dès les 1.800 tours. Il monte très bien en régime et ses reprises sont excellentes. Je l’ai trouvé particulièrement bluffant par rapport à la même version installée dans le C-Max que j’ai trouvé un peu juste et lourdaud. La cartographie moteur est probablement différente et les différences de carrosseries ont certainement leur rôle dans cet aspect. La V50 atteint le 100 km/h en 12,1 sec et une vitesse de pointe de 190 km/h. Tout à fait correct pour un break à vocation essentiellement familiale. Seul un régime moteur inférieur à 1.200 tpm pose problème en reprise, mais ce n’est pas du tout anormal pour un 1.600 cm³.

La boîte 5 vitesses est très bien étagée et les rapports passent de façon très fluide. Le maniement du levier de vitesse est impeccable et agréable.

Cette motorisation offre un agrément de conduite indéniable et tient parfaitement la comparaison avec le deux litres qui se révèle plus brutal et sportif. Pour avoir essayé également le 2.0, je dirai qu’un jeune couple préfèrerait ce dernier et que le 1.6 conviendra mieux aux 40-50 ans ou aux personnes au budget plus compté.
La version 2 litres est équipée d'une boîte manuelles à 6 rapports, la cinquième est courte pour favoriser la vitesse de pointe et la sixième est plus longue pour donner la priorité à l’économie de carburant.

La version 2.0 offre 136 cv et un couple de 320 Nm à 2.000 tpm. Le moteur D5 de 2,5 litres est également disponible avec 163 cv et 340 Nm à 1.750 tpm, mais le gabarit de la voiture ne nécessitera pas ce 5 cylindres qui équipe les S60, C et V70, S80 et XC90.

La rage taxatoire à la belge est de toute façon dissuasive pour cette cylindrée.

Par rapport à l’ancien 1.9D qui équipait la V40, le bloc 1.600 diesel est superbe de facilité et d’agrément.


Consommation

Le constructeur annonce 4,3 l/100 sur autoroute, 5 de moyenne et 6,3 litres en ville. J’ai effectué 70 Kms avec cette voiture en étant assez sportif, avec à la clé une consommation de 6,4l/100. Cela me paraît tout à fait honnête et je pense que je pourrais descendre sans trop de problème vers les 5,3 en moyenne en conduite relax, voire plus bas en mode économique. Le réservoir de 55 litres permettra une autonomie supérieure à 1.000 kms. C’est dans la moyenne actuelle pour ce segment.


Confort et agrément de conduite

Les sièges avant sont très bien dessinés et offrent un excellent soutien lombaire et latéral, l’assise plus dure que dans la V40 favorise grandement le confort et les longs trajets devraient se révéler assez reposants. Le siège conducteur est réglable en hauteur.

Les sièges arrière sont un peu plus durs et les dossiers bien creusés offrent un bon confort également. Compte tenu de la destination de cette voiture, les places arrières sont très correctes, sauf la centrale, comme d’habitude dans la majorité des voitures actuelles. La place dévolue aux jambes est tout à fait correcte pour la catégorie.



Les commandes sont en général bien placées et très fonctionnelles, comme d’habitude chez Volvo où tout est fait pour éviter la distraction au chauffeur. La console centrale reprend la radio CD et les commodos de chauffage/ventilation. L’air conditionné mécanique est de série sur la version de base et la climatisation automatique sur toutes les autres versions. Le filtre à pollen est également monté de série.

La radio est équipée de 4 haut-parleurs de très bonne qualité et de commandes au volant, placées sur celui-ci. Les phares sont réglables en hauteur et la commande est placée au bas du tableau de bord côté gauche du conducteur. Le sélecteur d’allumage des phares est à commande rotative placée à gauche du chauffeur au tableau de bord et par défaut, les feux de croisement sont toujours allumés, encore une fois typique chez Volvo.

La console centrale est très complète, mais la pléthore de commandes en rend la manipulation un peu rébarbative et complexe. Lecture approfondie du manuel de bord obligatoire.

Sur la route, la V50 se révèle très sécurisante. La tenue de route est excellente, les prises de roulis légères, les freins sont efficaces et constants, l’amortissement est très bon et les virages peuvent être pris à bonne allure sans perte de contrôle. Le DSTC et l’ABS couplé à l’EBD ne sont pas trop intrusifs et ne sont vraiment présents qu’en cas de stricte nécessité.

Quel que soit le type de revêtement routier, le confort n’est jamais pris en défaut, pas plus que l’insonorisation remarquable dans cette catégorie.

Comme la plupart des Volvo, la V50 donne l’envie de rouler relax et faire des kilomètres, même à bonne vitesse. Il faudra se méfier des radars car la vitesse maximum sur autoroute est vite dépassée sans en donner l’impression.


Sécurité

C’est une Volvo, donc les 6 airbags sont de série, l’ABS et EBD, l’anti dérapage DSTC, ceintures avec prétensionneurs, capteur d’angle mort, système IDIS de gestion des informations…tout y est. Ce n’est pas pour rien que les Volvo sont parmi les voitures les plus sûres au monde. L’airbag frontal avant droit est verrouillable avec la clé de contact.

La télécommande permet de ne déverrouiller que la portière conducteur, très sécurisant pour ce dernier s’il est seul.

D’origine, la V50 est équipée d’un verrouillage central et d’une alarme avec détection volumétrique et est fournie avec deux télécommandes, chose qui devient rare chez les constructeurs européens.

Les rétroviseurs extérieurs disposent de rappel d’indicateurs de direction et de l’éclairage follow Me qui éclaire le sol quand vous approchez de la voiture ou quand vous vous en éloignez. Le système active également les feux de croisement.

En cas de déclenchement d’un airbag, Volvo est automatiquement prévenu par l’ordinateur de bord et la position du véhicule est détectée par satellite. Idem quand vous en signalez le vol. Enfin, il est possible de déclencher l’alarme à partir de la télécommande pour attirer l’attention d’autres personnes.

La visibilité de trois quart arrière est médiocre à cause des larges montants de vitres. De même, la visibilité vers l’arrière est très limitée par la petite taille de la vitre arrière. Le radar de parking se révèlera très pratique en permettant l’approche d’un obstacle jusqu’à 25 cms. Enfin, la visibilité vers l’avant gauche est un peu limite, encore une fois à cause de la taille des montants verticaux.



Un point noir relevé : la roue de secours est de type temporaire en série, il faudra passer par les options pour disposer d’une roue normale. Mesquin compte tenu du prix de la voiture.


Qualité

La qualité générale de la carrosserie et la finition intérieure est quasi parfaite. Tout y est très bien ajusté, présente un aspect robuste de bonne facture, les revêtements divers sont solides et bien finis. Tout respire la qualité et la solidité façon suédoise.

Un petit bémol pour le revêtement supérieur du tableau de bord peu agréable à l’œil et au toucher, mais c’est vraiment pour pinailler.

Impossible de juger la fiabilité pour cet essai contact.


Conclusion

La Volvo V50 succède à la V40 et de façon remarquable. L’élégance de la ligne, le confort général, la qualité de finition et les motorisations proposées sont d’un excellent niveau. Exit le poussif 1.9D et place au vif 1.6 et au sportif 2.0.

L’espace intérieur est généreux, la liste des équipements de série très complète et les nombreuses options pourront permettre une personnalisation très poussée avec à la clé une facture qui pourra atteindre des sommets.

Dans la catégorie des familiales, la V50 est un excellent choix à condition d’y mettre le prix. Le facteur sécurité y est pour beaucoup vu la quantité d’équipement commis d’office.

Comptez un strict minimum de 25.000 € pour une version bien équipée.

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