Jaguar XJ 3.0D V6 275 cv

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Jaguar XJ 3.0D V6 275 cv

Message  Jean-Fi le Ven 25 Nov - 10:07

Voiture essayée:

Jaguar XJ Portfolio SWB 3.0 V6 diesel 275 cv
Prix catalogue avec les options installées: 102.000 € environ.
Taxe de mise en circulation: 4.957 €
Taxe annuelle: 715,70 €




Conditions de l'essai:

Véhicule prêté par Jaguar Waterloo
Essai réalisé le 5 novembre 2011, temps sec, routes sèches. Température 16°, vent modéré.


Essayeur: Jean-Fi


Habitabilité et esthétique

Depuis la renaissance de la marque Jaguar, la ligne très british de la gamme a fortement évolué avec l'apparition de la XF. Si elle a fait hurler les puristes nostalgiques, il faut admettre que la XF se vend relativement bien et qu'on en rencontre de plus en plus sur nos routes, notamment bien aidé par un tarif attractif face à la concurrence germanique.

Maintenant que la X-Type a été arrêtée et abandonnée, la petite de la marque au félin est la XF et il fallait donc un nouveau vaisseau amiral pour aller titiller les Audi A8, Mercedes classe S et BMW série 7.
Avec la XJ, on peut dire que c'est chose faite, du moins sur papier.

La XJ est une limousine de taille avec 5,12 m pour la version standard et 5,25 m pour la version allongée. Heureusement, la carrosserie en aluminium et magnésium a permis de contenir le poids qui atteint tout de même les 1.796 kgs avec le moteur V6 diesel sous le capot et 1.755 kgs avec le V8 essence.

Profil racé de faux coupé, avant plongeant agrémenté de phares en amandes pointant vers une calandre agressive, lunette arrière très horizontale et couvercle de malle assez court, la XJ est une voiture élégante et fine qui dissimule bien sa taille. L'ensemble n'est pas sans rappeler un peu l'Audi A7 de taille similaire mais plus harmonieuse et fluide dans le dessin. Aucune arête vive, tout est finement courbé et, que l'on aime ou pas, cette berline fait retourner les têtes sur son passage.




Vue de l'arrière, le contraste est important: les feux à leds ultra-modernes choquent le regard et il faudra un peu de temps pour assimiler leur look. J'aime bien, mais ce n'est pas ce que je trouve de plus réussi sur cette voiture. L'ensemble couvercle et bouclier forme un gros popotin à la voiture qui contraste trop avec la finesse générale de la ligne.




A l'intérieur, aucun doute possible, on est bien dans une anglaise. Les sièges cossus, les incrustations de bois, les chromes et la laque sont de la partie. Le cuir au look très anglais présente de belles coutures contrastées et le tableau de bord doté d'un grand écran LCD arbore fièrement un jaguar bondissant, tout comme l'écran central qui orne la console. Mais où sont donc les cadrans ?

Ne cherchez pas, ils sont bien là mais sont virtuels. Une fois le contact établi, vos cadrans apparaissent sur l'écran couleur et il faut vraiment mettre le nez dessus pour se rendre compte qu'ils sont faux. Même les ombrages projetés par les 3 cadrans sont virtuels. Je mettrais ma main au feu qu'un passager s'installant dans la voiture moteur tournant ne se rendrait aucunement compte de la supercherie.

Au volant, on est très bien installé et les sièges offrent un confort remarquable, un bon soutien lombaire et toute la souplesse que l'on est en droit d'attendre d'une anglaise. Le soutien latéral est moindre, s'apparentant ainsi plutôt aux Volvo, Lexus et autre Infiniti qu'aux allemandes.



La place dédiée aux jambes est bonne sans excès, les commandes sont bien placées et familières pour un conducteur de Volvo. L'ancienne collaboration interne au groupe Ford étale encore certaines réminiscences. En ce qui concerne l'ergonomie générale, c'est excellent de mon point de vue, sauf pour l'identification des commandes placées sur le volant.

La luminosité dans l'habitacle est assurée par un toit vitré panoramique en deux pans séparés et chacun est équipé d'un volet occultant électrique. La partie avant est ouvrante en mode coulissant ou inclinable. De nuit, un éclairage bleuté donnera une atmosphère chaleureuse à l'habitacle, très cocooning, dont j'ai pu juger

Pour les commandes au volant, Jaguar a changé son optique par rapport à la XF en s'orientant plutôt vers Audi. Même chose pour la console regroupant les commandes de l'autoradio. En haut de console, c'est le look rétro qui a primé avec des ouïes de ventilation circulaires enchâssées dans le cuir et une très jolie horloge digitale à aiguilles de très bon aloi.

Le dessus du tableau de bord est garni d'une latte de bois poli passant d'une portière à l'autre et ornée en son centre de l'inscription chromée Jaguar. Moyennant finances, il est possible de remplacer cela par une inscription personnalisée comme votre signature par exemple. Il faudra bien y réfléchir quant à une revente ultérieure. Je m'imagine assez mal racheter une XJ avec le prénom de Vanessa en plein milieu, ma femme apprécierait modérément.




La console centrale est monopolisée sur le haut par un écran LCD en couleur et tactile qui permet d'accéder à la quasi totalité des fonctions et réglages de la voiture. L'interface est complexe et assez peu intuitif, j'ai eu du mal à trouver certaines commandes. La lecture du manuel de bord se révèlera indispensable et studieuse.
Sous l'écran, les commandes de bases de l'autoradio, de la ventilation et du chauffage des sièges sont résumées en quelques boutons simples et peu nombreux.

La partie horizontale de la console est occupée par la commande rotative de la boîte automatique séquentielle et quelques boutons d'accès direct à divers mode de conduite. Le levier de frein de parking est ici remplacé par un grand bouton en inox qui commande le frein électrique.

En arrière, un large accoudoir central dissimule un coffret de rangement pour CD, une prise auxiliaire pour lecteur MP3 et deux ports micro USB pour iPod et clé USB. Une prise 12 volts est également disponible.

La boîte à gant s'ouvre par un tout petit bouton tactile plus visible que dans la XF mais vraiment pas esthétique. L'espace disponible à l'intérieur est très réduit. Les portières comportent des bacs de rangement de taille réduite, ne comptez pas y placer beaucoup de choses.

Autre différence par rapport aux Volvo, les boutons de mémoires de sièges ont migré sur les portières. Cet emplacement est assez malvenu car facilement cogné par inadvertance. Je préfère l'emplacement Volvo sur le côté bas du siège, d'autant que l'on s'en sert très peu une fois les réglages mémorisés et attribués à chaque télécommande.

L'arrière de la console centrale est occupé par un panneau complet de commandes pour la ventilation à l'arrière. Les deux passagers latéraux disposent ainsi de leurs réglages, allume-cigare et siège chauffant. Rien n'est prévu pour un passager central qui dispose d'une assise plate et d'un dossier droit cachant un large accoudoir central. Cet accoudoir sera de préférence placé pour les passagers afin d'améliorer le confort et pallier au manque de soutien latéral de la banquette. Pour ce genre de véhicule, j'aurais préféré deux sièges individuels mieux formés.




La place aux jambes est assez chiche pour une voiture de ce gabarit, nettement en deça de celle dont on dispose à l'arrière d'une S80 plus courte de 25 cms. Pour ceux qui souhaitent plus d'espace, il suffira d'opter pour la version allongée, les passagers arrière gagneront 134 mm d'espace aux jambes mais la facture monte alors de 4.700 €.

Le coffre, dont l'ouverture et la fermeture sont électriques propose un volume de chargement de 520 litres. En jetant un coup d'oeil à l'intérieur, je me demande vraiment comment la mesure a été faite tant le coffre semble exigu. La base de l'ouverture est étroite, le couvercle ne dégage qu'une ouverture de petite taille et le plancher plat, assez haut dissimule la batterie et une roue galette dont la jante est peinte en rouge vif. Le conducteur ne risque pas d'oublier les limitations imposées par cette roue.
L'ouverture du coffre est déclenchée par un simple bouton non dissimulé sur le bouclier, la télécommande ou un bouton situé au bas du tableau de bord à gauche du volant. Un bon point: le coffre est assez profond mais il faudra de longs bras pour agripper un objet qui se serait logé tout au fond.

En "entrant" dans le coffre, j'ai eu la surprise de constater que les deux haut-parleurs Bowers & Wilkins de la plage arrière sont orientés vers le bas et ne disposent d'aucune protection. Si le placement favorise les basses et permet de se passer d'un caisson, l'absence de protection est complètement inepte et je gage que quelques propriétaires peu attentifs risquent fort de pousser une gueulante au garage quand ils crèveront une membrane en chargeant le coffre. J'ai signalé la chose à la concession et le vendeur m'a assuré qu'il signalerait cette déficience à Jaguar.




Performances et agrément moteur

La XJ est proposée en trois motorisations. Le diesel est un 6 cylindres en V de 3 litres, déjà découvert dans la XF mais boosté ici à 275 cv et proposant un couple de 600 Nm entre 2.000 et 4.000 tpm. Ses émissions de CO2 sont de 184 gr. Le bloc essence est un V8 de 5 litres atmosphérique développant 385 cv et 515 Nm de 3.500 à 6.500 tpm ou équipé d'un compresseur pour délivrer 510 cv et un couple de 625 Nm entre 2.500 et 6.500 tpm.
La version essayée ici est la motorisation diesel accouplée à la boîte automatique séquentielle 6 rapports avec palettes au volant qui équipait les XF 2.7 et 3.0D que j'ai déjà essayées. J'ai été surpris de ne pas trouver la nouvelle boîte 8 rapports qui équipe la nouvelle XF 2.2D.



Premier désappointement: le bouton Start ne flashouille plus en rouge et imitant les pulsations cardiaques comme dans la XF. Snif.
Le moteur s'ébroue dans un ronronnement feutré, les cadrans apparaissent au tableau de bord et la commande rotative de la boîte sort de son logement. J'enclenche le mode Drive, un très léger claquement accompagne l'engagement du premier rapport de boîte et je démarre sur un filet de gaz.

Le moteur ronronne doucement au fur et à mesure que j'accélère souplement et les rapports passent les uns après les autres sans à coups et avec une grande douceur. Malgré son gabarit important et un poids assez conséquent, la conduite se révèle légère et le confort routier est excellent.
Après quelques minutes à un train de sénateur, j'augmente la cadence. Ce V6 est un régal de couple et de puissance, il réagit facilement à la moindre sollicitation dans un silence remarquable. Les suspensions absorbent toutes les imperfections de la route et les sièges apportent un excellent confort, digne d'un salon anglais.
Tout en avalant les kilomètres, je pousse la voiture de plus en plus loin et le tachymètre atteint des valeurs prohibées avec une facilité étonnante. Le bloc pousse à tous les régimes et la boîte séquentielle enchaîne les rapports avec une fluidité bluffante. Sur autoroute, cette XJ va être un piège à radar tant les grandes vitesses sont atteintes rapidement et sans perception de puissance et de brutalité. Sur routes de campagne, elle se montre un peu moins à l'aise à cause de son gabarit mais sans pour cela être pataude. Les mouvements de roulis et tangage sont correctement contenus et il faudra vraiment attaquer les virages pour la prendre vraiment en défaut.

Alors que je quitte à nouveau le ring de Bruxelles pour rejoindre Nivelles par les campagnes, un motard arrive à mon cul comme un obus au moment où je tourne à droite vers Lillois. Mes doigts engagent immédiatement le mode Sport et mon pied droit entasse l'accélérateur dans le plancher. Du bout des doigts, je passe les rapports avec les palettes au volant et observe la Kawazaki Ninja coincée 100 mètres derrière, son pilote n'arrivant pas à suivre la cadence dans cet enchaînement de virages rapides que j'attaque de corde en corde. Quelques minutes de jeu me suffisent pour arriver à la bretelle d'accès de l'E19 à Nivelles Nord et je m'y engage à fond les manettes. Une fois sur l'autoroute, je lache la pression en étant déjà à 160 et ce n'est qu'à ce moment, en pleine ligne droite, que mon suiveur peut enfin arriver à ma hauteur. Je lui adresse un regard narquois et il donne un bon coup de gaz rageur pour filer droit devant, visiblement crispé de s'être fait damer le pion par un bateau de cette taille.

Contrairement aux Audi et Saab récemment testées, les palettes de commandes de boîtes sont bien dimensionnées et offrent un véritable agrément de conduite. J'aurais tout de même préféré les voir en aluminium brossé plutôt qu'en plastique dur, mais je pinaille.

Alternant les accélérations franches et les freinages, je rejoins la maison pour y faire ma pause photo et faire découvrir mon nouveau bahut à Madame.

Sur la route, j'ai pu faire deux constats: en traversant la ville de Nivelles, plutôt bourgeoise, beaucoup de personnes suivent la voiture du regard avec envie et admiration. Une fois dans la région du Centre, le regard change du tout au tout. Regards jaloux et dédaigneux devant cette limousine au luxe ostentatoire qui rappelle furieusement les mésaventures d'un propriétaire d'XF dans la région de Charleroi.

Sous le capot, le V6 prend beaucoup de place et remplacer une simple ampoule risque fort de poser quelques problèmes d'accès. Espérons que Jaguar a copié le système Volvo, mais je n'ai pas réussi à m'en assurer.




Consommation

J'ai parcouru avec la XJ 98 kms sur tout type de route avec de grosses accélérations et des pointes de vitesse à 215. A l'arrivée, l'ordinateur me renseignait 11,5 litres au 100. C'est beaucoup, surtout si on compare avec les 8,2 réalisés dans les mêmes conditions avec l'Audi A7 Quattro TDi. Par contre, il faudra tempérer ce résultat par le fait que la voiture n'affichait que 3.900 kms au compteur, le rodage n'étant donc pas terminé. Jaguar annonce une moyenne pondérée à 7 litres. Avec un réservoir de 82 litres, on pourrait théoriquement dépasser les 1.100 kms, mais j'ai du mal à y croire. D'expérience, je tablerais sur 8,5 de strict minimum, ce qui serait déjà assez flatteur. Cette XJ est tout de même 60 kgs plus légère que l'A7.

Il faut encore une fois constater que les blocs diesel du groupe VAG se révèlent nettement plus écologiques et frugaux que les blocs français du groupe PSA, comme ce 3 litres V6. Le V6 3 litres VAG émet 158 gr de CO2 alors que celui de la XJ en émet 184.


Confort - Equipement

Le modèle essayé ici est la version Portfolio qui comprend de série un équipement très complet mais il faudra tout de même encore passer par la case options pour disposer de la caméra de recul en couleur, des phares adaptifs, du pare-brise chauffant, la détection d'angle mort, le maintien à distance pour le régulateur de vitesse, du système audio Bowers & Wilkins et de l'écran tactile avec double vision, ces deux dernières options étant combinées et facturées 3.300 €.

Au total, la facture du modèle essayé dépasse les 100.000 € prix catalogue, soit un bon 20.000 € de plus que l'A7 essayée récemment. Cette XJ se positionne plutôt en concurrence de l'A8, mais ça reste un sacré montant facturé.

Pour ce prix, vous disposerez tout de même d'une limousine de belle taille avec un équipement très complet, une motorisation superbe et un confort royal. Je ne vais pas détailler les équipements concernés, mais sachez que vous aurez à peu près tout ce qu'il est possible d'avoir dans un véhicule haut de gamme, y compris les sièges chauffant et massant à l'avant et chauffant à l'arrière.

Quand les conditions de roulage sont bonnes, cette XJ se comporte comme un véritable salon roulant, seuls les bruits générés au niveau des pneumatiques changeront en fonction du revêtement routier. La monte pneumatique généreuse de 275/40/19 se montre malgré tout assez sèche quand l'asphalte est un peu irrégulière et les mauvaises routes se ressentent assez fort tout en étant bien filtrées au niveau des sièges.
Quelques imperfections tout de même: le soutien latéral des sièges en virage et sur routes dégradées pourrait être meilleur et la voiture chaloupe un peu dans les virages serrés. J'ai également constaté certaines talonnades sur une route pavée de très mauvaise qualité.

Les possibilités de personnalisation sont multiples grâce à une palette de 15 couleurs de carrosserie, 17 garnissages de cuir, 7 couleurs pour les coutures, 3 revêtement en tissus et 2 en cuirs pour le pavillon, 10 bois différents pour les incrustations et 1 en fibres de carbone. En y ajoutant une plaquette d'identification à votre nom ou prénom, vous pouvez vous assurer de disposer d'une XJ unique en son genre.

Un gros bémol à tout cela: la console centrale n'est disponible que revêtue d'une laque piano noire. Cela occasionne beaucoup de reflets parasites, attire les poussières de façon phénoménale, se marque très facilement de traces de doigts et j'ai de gros doutes sur sa résistance aux griffes.




Sécurité

Dans ce segment de véhicule, le facteur sécurité est d'office porté à son plus haut niveau. Tous les airbags possibles sont présents de série, les aides électroniques à la conduite également. Les capacités de freinage sont dimensionnées en conséquence du poids et des performances et les multiples réglages possibles pour le châssis et la gestion de la propulsion vous assurent de rouler constamment dans une berline sécurisante.

De l'intérieur, la visibilité latérale, que ce soit à gauche ou en trois-quart arrière vers la droite, est particulièrement médiocre. Pire encore, la visibilité via la lunette arrière est totalement nulle tant elle est horizontale et réduite. Toutes les aides possibles pour le stationnement se révèleront indispensables pour simplement stationner ce vaisseau amiral. La détection d'angle mort dans les rétroviseurs s'est montrée plusieurs très utile.

La tenue de route est impeccable en tout temps, seuls des virages serrés attaqués comme une brute mettront l'électronique à contribution. Dans ce cas, on peut arriver à ressentir d'importants mouvements de tangage et de roulis mais le tout est rapidement contrôlé et maîtrisé. Ce type de véhicule est de toute façon plutôt destiné à de longs trajets autoroutiers qu'à l'amusement campagnard d'un allumé de la mécanique comme moi.

Petit détail sécuritaire: le couvercle de malle comporte un levier permettant à une personne enfermée dans le coffre de s'échapper.




Qualité

La qualité globale de finition est de haut niveau, comparable à celle de l'A7, les matériaux sont visuellement de très bonne facture, mais je regrette tout de même ça et là quelques petits défauts d'assemblage dénichés pendant mon examen approfondi. Ainsi, j'ai constaté qu'une garniture de plastique extérieure au pied du pare-brise était carrément détachée, chose inadmissible pour un véhicule de ce niveau.

Pour le reste, rien à redire, les boiseries, les commandes, le cuir... affichent un luxe sobre et de bon goût et on est bien installé dans une limousine anglaise de haut niveau.

Seul gros défaut trouvé: l'absence de protection des diffuseurs B&W à l'arrière que j'ai signalé à la concession et dont j'ai parlé plus haut.

Chaque seuil de porte est garni et protégé par une plaque en aluminium brossé qui s'éclairent d'une douce lumière bleutée le soir venu. Le seuil de coffre est également équipé d'une protection similaire.


Conclusion

La première fois que j'ai aperçu cette XJ dans le show-room Jaguar, elle trônait fièrement en plein milieu dans la couleur appelée Caviar, un aubergine métallisé du plus bel effet. L'intérieur bicolore crème et chocolat ajoutait encore à son élégance. Dans la couleur plus traditionnelle dont j'ai disposé, elle perd beaucoup de son aura et paraît moins ostentatoire. La ligne raffinée et élégante dissimule bien son embonpoint généreux et sa calandre agressive est digne d'une marque dont le symbole est un fauve bondissant.

Véritable limousine de grand luxe, on s'attend à un confort royal, de l'espace, de la technologie et des performances. On peut globalement dire que cette XJ est une réussite par rapport aux inquiétudes que la reprise de la marque par le groupe indien Tata Motors avaient fait naître. Cependant, il faut déplorer, surtout par rapport au prix de la machine, quelques défauts d'assemblages, certains matériaux un peu cheap et quelques mesquineries d'équipement.

A plus de 100.000 €, l'heureux propriétaire devrait s'attendre à disposer d'un véhicule parfait sous toutes les coutures et ce n'est hélas pas le cas. Malgré cela, je pense qu'elle offre une alternative racée et élégante aux Audi A8 et BMW série 7 à un tarif plus attractif, mais qui reste tout de même assez corsé.

Nul doute que les afficionados de la marque au jaguar trouveront dans cette XJ un peu plus d'affinités qu'avec la XF, cette limousine est bien une belle anglaise que l'on aimera regarder passer avec admiration et envie.



Les Plus

- Confort
- Ligne féline et innovante
- Motorisation
- Boîte automatique
- Comportement routier
- Equipement de série

Les Moins

- Habitabilité par rapport au gabarit
- Visibilité latérale et arrière
- Coffre trop étroit
- Protection des HP absente à l'arrière
- Rayon de braquage
- Tarif par rapport à la XF dans la même motorisation (+26.000 €)

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Re: Jaguar XJ 3.0D V6 275 cv

Message  Cephas le Ven 25 Nov - 15:28

Très jolie voiture, un bon compromis aux A8, Classe S, Série 7, (Phaeton ?)

Bref du Jaguar, avec ses avantages et ses inconvénients (la place intérieure et celle du coffre sont définitivement le point faible de cette XJ).

Niveau esthétique, personnellement j'adhère, étant déjà assez fan de la XF, si un jour j'ai les moyens d'acquérir une XJ pourquoi pas (pour l'instant je reste avec la S-Type c'est déjà pas mal)
L'intérieur très anglais m'a l'air extrêmement confortable, mais niveau incrustations de bois j'aurais peut être préféré celui que j'ai sur ma S (un peu plus sombre, tirant sur le vert plutôt que le marron) ou alors un aluminium brossé !
J'aime bien les compteurs qui s'allument quand on met le contact, ça change et c'est plutôt sympa.

Tout ça pour dire que j'affectionne le nouveau design de chez Jaguar et qu'il me tarde de pouvoir prendre les commandes d'un tel paquebot pour me rendre compte des possibilités qu'offre son moteur et de la tenue de route de la bête.

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Re: Jaguar XJ 3.0D V6 275 cv

Message  Klinn le Ven 25 Nov - 16:01

J'adore surtout le design de l'arrière. Il rappelle celui de la Citroën C6, mais en version plus sportive ! C'est un beau compromis en classe et sportivité.
Sinon, c'est tout de même beaucoup trop cher pour que je puisse rêver d'avoir ça un jour, alors bon ! Tant pis ^^ !

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Re: Jaguar XJ 3.0D V6 275 cv

Message  Jean-Fi le Ven 25 Nov - 16:32

Pour les incrustations bois, y'a un sacré choix. Perso, je suis très fan de la ronce de noyer américain comme dans la XF 2.7D que j'ai testée ou chêne clair comme dans la mienne.
Niveau moteur et tenue de route, c'est de la bête de course, y'a un motard qui doit encore se demander ce qui lui est arrivé lol!

Pour le tarif, faut jurer de rien, on ne sait jamais ce que l'avenir réserve et ce genre de bahut en occasion récente décote beaucoup vu le peu d'amateurs

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