BMW 420D 163 cv

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BMW 420D 163 cv

Message  Jean-Fi le Sam 1 Mar - 13:42

Voiture essayée:

BMW série 4 diesel 2 litres 163 cv, boîte séquentielle 8 rapports
Prix catalogue avec les options installées:  50.370 € environ.
Taxe de mise en circulation:  1.239 €
Taxe annuelle:  373,30 €




Conditions de l'essai:

Véhicule prêté par le concessionnaire
Essai réalisé le 09 nov 2013, temps frais et ensoleillé, routes sèches. Température 7°, vent fort.


Essayeur: Jean-Fi


Habitabilité et esthétique

La série 4 est une nouveauté au sein de la gamme de BMW, mais il s'agit en fait du relifting de la série 3 coupé. Par rapport à la 3 coupé qu'elle remplace, elle prend 2,6 cm en longueur, 5 en largeur et prend environ 50 kg.

Dimensions:

4,64L X 1,82 (2,02)l X 1,37h, poids de 1.505 à 1.615 kg.
Empattement de 2,81 et voie de 1,59.
Coffre de 445 litres

La ligne générale reste la même, mais l'avant est un peu plus sportif avec un capot plongeant qui se termine sur une calandre agressive en forme de vague, l'arrière plus relevé et plus en courbes qui termine le toit par une forme de goutte. L'ensemble est plus harmonieux, élégant et malgré tout agressif. C'est à mes yeux la plus belle BMW jamais sortie, la première qui me fasse vraiment envie.



A l'intérieur, le poste conducteur est typé sport et orienté façon cockpit. Les baquets sont accueillants et offrent une assise confortable avec un excellent maintien. Dommage que pour le tarif pratiqué, BMW n'ait même pas équipé de série le siège de réglages électriques avec mémoires. Les réglages manuels sont difficiles à réaliser.
Gros défaut: la place réservées aux jambes est très mesurées en largeur de sorte qu'il faut vraiment laisser les pieds devant le pédalier. Pour de longs trajets, cela ne favorisera pas la détente.

Lorsque le conducteur s'installe aux commandes, un bras électrique avance la ceinture, cela facilite grandement le bouclage de cet élément bien trop souvent inutilisé.

L'accès aux places arrières est relativement aisé en entrée, plus malaisé en sortie. C'est usuel pour les coupés de cette taille mais dans la moyenne supérieure. Les deux passagers seront très correctement installés, mais la garde au toit est faible et la largeur aux épaules limitées. On réservera ces places aux adolescents pas trop grands.

Le coffre offre une grande capacité de 445 litres mais le couvercle de malle ne dégage pas une très grande ouverture.




Performances et agrément moteur

Les motorisations prévues pour le modèle sont:

420i: 2 litres turbo 4 cyl 163 ou 184 cv, 270 Nm de 1.250 à 4.500 tpm, 0 à 100 en 7,3"
428i: 2 litres turbo 4 cyl 245 cv, 350 Nm de 1.250 à 4.800 tpm, 0 à 100 en 5,9" (5,8 en xDrive)
435i: 3 litres turbo 6 cyl 306 cv, 400 Nm de 1.200 à 5.000 tpm, 0 à 100 en 5,4" (5,2 en xDrive)
420d: 2 litres turbo diesel 4 cyl 163 ou 184 cv, 380 Nm de 1.750 à 2.750 tpm, 0 à 100 en 7,5" (7,3 en xDrive)
430d: 3 litres turbo diesel 6 cyl 258 cv, 560 Nm de 1.500 à 3.000 tpm, 0 à 100 en 5,5"
435d: 3 litres turbo diesel 6 cyl 313 cv, 630 Nm de 1.500 à 2.500 tpm, 0 à 100 en 4,7" en xDrive (de série)

Les 420i, 430D et 435D ne figurent pas encore au catalogue de BMW Belgique à l'heure où j'écris ces lignes.

A l'exception des moteurs 2 litres d'entrée de gamme qui plafonnent à 236 km/h (essence) et 240 (diesel), toutes les motorisations sont bloquées à 250 km/h.

Notons au passage que les motorisations diesel sont systématiquement plus performantes que les essences, soit en accélération, soit en vitesse de pointe ou carrément dans tous les domaines.

Dans le cadre de cet essai, j'ai pu disposer de la motorisation 2 litres diesel de 163 cv pendant une heure. Le démarrage se fait via un bouton Start et la boîte automatique est de type séquentielle à 8 rapports avec palettes au volant.

Au départ, le mode de conduite était réglé sur Eco, ce qui est le plus favorable à la consommation. Je suis passé rapidement au mode Confort pour améliorer un peu la réactivité de la boîte et de l'accélérateur. Comme cela ne me convenait toujours pas, j'ai mis le mode Sport. Ca ne change pas grand'chose à l'amortissement, mais c'est nettement mieux côté performances. La voiture accélère bien,  le moteur monte facilement dans les tours et les changements de rapports sont rapides et très discrets. Même en mode automatique, vous pouvez changer les rapports via les palettes, ce dont je ne me suis pas privé tant cette boîte est agréable.

Au freinage, la boîte rétrograde d'elle-même jusqu'à repasser la 1ère une fois à l'arrêt. Le système Start&Stop arrête le moteur tant que vous gardez le pied sur le frein. Dès que vous relâchez la pédale, il redémarre très rapidement quasi sans temps mort. C'est nettement mieux que sur toutes les voitures que j'ai déjà testées avec ce système, même Audi.

Le sélecteur de mode de conduite permet de déverrouiller l'ESP, mais à la moindre ruade du postérieur, l'ordinateur de bord le réactive. Comme sur Audi, c'est très frustrant et rend la voiture trop aseptisée à mon goût, impossible de jouer avec.

Quel que soit le régime adopté, la voiture est franche et sur des rails, le moteur est volontaire dès les bas régimes et les accélérations sont vives grâce à un couple de 380 Nm de 1.750 à 2.750 tpm. A l'approche des 3.000, la boîte passe le rapport supérieur sauf en mode Sport où le régime peut grimper à 4.000.

L'insonorisation n'est pas des meilleures, mais je soupçonne fortement BMW de l'avoir fait exprès pour profiter des vocalises du moteur qui sont plutôt agréables, chose rare pour un simple 4 pattes. Apparemment, les échappements ont fait l'objet d'une étude acoustique, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Néanmoins, je préfère le feulement du 5 pattes de ma Volvo.

Les conditions de trafic n'étant pas optimales, je n'ai pas poussé la voiture à ses limites, j'ai juste pu accrocher une fois le 200 au compteur. D'origine, la vitesse de pointe est annoncée à 240.
Je n'ai pas pu vérifier le chrono sur le 0 à 100 (7,5"), mais l'impression générale confirmerait les valeurs constructeur.


Consommation

J'ai parcouru avec cette 420D 52 kms à un rythme relativement conséquent, bien au-delà de ma conduite usuelle. La consommation donnée par l'ordinateur de bord s'est établie à 7 litres tout juste, ce qui est très peu. Il faudra voir si cela reflète bien la réalité, mais je n'ai pas de raison d'en douter vu que mes propres voitures affichent des données fiables à maximum 3 dixièmes.

Avec un réservoir de 60 litres, ce coupé mazouté pourra sans souci effectuer plus de 1.000 kms avec le plein.


Confort - Equipement

Le confort, voilà le chapître qui fâche !
Après avoir testé la 640i, très ferme mais tout de même confortable, je pensais trouver avec cette série 4 le compromis idéal entre confort et sport.
Que nenni ! La moindre imperfection dans le revêtement routier est transmise directement dans tout l'habitacle, ça vibre, ça tressaute, ça tremble et ça secoue. En conduite sportive, on est carrément secoué dans tous les sens et la voiture talonne très facilement sur la moindre bosse.
Sur routes dégradées, cela se transforme en chemin de croix. A deux reprises, ma tête a carrément heurté le plafond et mon occiput a plusieurs fois tapé dans l'appuie-tête.
Sur une route pavées abordée à 60 km/h, j'ai vécu un enfer jusqu'à réduire ma vitesse en-dessous de 20 !

Vérification faite, la monte pneumatique n'avait rien de particulièrement sportive, il s'agissait de 235/45/18.

Côté équipement, il s'agissait d'une version assez basique équipée de quelques options comme le GPS, le régulateur de vitesse, la climatisation automatique bizone et la suspension active. Comme d'habitude chez BMW, la dotation de série est très limitée malgré un tarif de base à près de 40.000 €.
La liste kilométrique des options permettra une large personnalisation mais au détriment d'une addition corsée qui s'établira très vite au-delà des 55.000 €.



Sécurité

Comme toujours dans ce segment premium, les équipements de sécurité sont complets et à la pointe de la technologie. Airbags partout, ESP, anti-patinage, ASB, maintien automatique de distance, assistance de direction asservie à la vitesse... rien ne manque.
Hélas, comme toutes les germaniques, les assistances électroniques sont intrusives et une déconnection totale n'est pas possible. C'est certainement plus sécurisant, mais c'est non seulement frustrant pour le conducteur actif, mais peut se révéler très dangereux en cas de défaillance électronique.
Avec toutes ces aides, les jeunes conducteurs ne savent plus ce que c'est que de récupérer une ruade, une glissade, un survirage...Et le jour où il faut le faire, c'est l'accident.


Qualité

La firme bavaroise a une excellente réputation de qualité d'assemblage et de finition et cette série 4 ne déroge pas à la règle. Tout est visuellement impeccable et de qualité, chose tout à fait attendue vu le tarif pratiqué.


Conclusion

Esthétiquement, je suis tombé amoureux de cette Béhème, la première qui aurait pu me faire réellement envie. Mécaniquement, c'est une excellente voiture, mais son confort, je devrais dire absence de confort, en a fait la pire voiture que j'aie jamais testée. La motorisation et  la transmission sont superbes et agréables, mais c'est totalement insuffisant pour un conducteur comme moi qui passe beaucoup de temps en voiture pour de longs trajets.
Je n'ose pas imaginer le calvaire de parcourir 700 kms en une seule journée comme je le fais parfois.

Pour le reste, rien à redire sur la qualité et le tarif à options est toujours aussi dissuasif. Je me demande toujours comment il peut se vendre autant de bavaroises chaque année, d'autant que les délais de livraison abominables devraient logiquement dégoûter beaucoup de candidats acheteurs. Un vrai mystère pour moi, tout comme pour sa concurrente aux anneaux d'Ingolstadt.




Les Plus

- Moteur performant et homogène
- Consommation très mesurée
- Superbe transmission 8 rapports
- Qualité de finition premium
- Accessibilité arrière

Les Moins

- Confort tape-cul épouvantable
- Tarif hallucinant
- Accessibilité du coffre
- Espace habitable
- Espaces de rangement

Toutes les informations reproduites dans cet essai (texte et photos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Essauto et TotalWhisky ou leurs propriétaires respectifs.

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Son whisky était si extraordinaire que quand il en buvait, il parlait écossais Mark Twain


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