Opel Meriva 1.7 DTi 75 cv

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Opel Meriva 1.7 DTi 75 cv

Message  Jean-Fi le Mer 13 Fév - 9:33

Voiture essayée:

Opel Meriva type II
Motorisation Diesel 1.7 Dti 55 kw (75 cv)
Niveau de finition Comfort
Mise en circulation Mars 2005

Essayeur: Jean-Fi

Conditions de l'essai:
Véhicule de remplacement du 27 au 30 novembre 2005.
12.800 kms au compteur - 321 kms parcourus sur routes, autoroutes et en ville
T° extérieure comprise entre -2 et + 7 °c - Vent faible





Habitabilité et esthétique

Vue de l’extérieur, la Meriva ressemble à une grosse Corsa qui a gagné 20 cms en longueur et 2 cms en largeur. Le gain en habitabilité est important, surtout grâce aux 18 cms de hauteur supplémentaire. A l’intérieur, c’est spacieux et la place réservée aux jambes est excellente, tant à l’avant qu’à l’arrière. :good: Comme dans tous les monospaces actuels, à de rares exceptions près, l’assise des sièges est courte et je trouve cela désagréable comme passager. :nanana: La place centrale arrière peut juste être considérée comme inexistante. A ce titre, elle peut être escamotée facilement et remplacée par un coffret de rangement accolé au dossier et qui sert alors d’accoudoir central. Cet accoudoir cache 2 portes-gobelet et un espace de rangement pouvant contenir une douzaine de CD. Un point négatif : ce coffret encombre le coffre quand il n’est pas utilisé. Il peut cependant être enlevé facilement. Un détail qui rend la place centrale aussi inadaptée : elle est constituée par une partie de chaque siège latéral et complétée par un étroit dossier et une assise à peine plus large.

Le système Flex d’Opel installé ici permet de déplacer les 2 sièges individuels arrières d’avant en arrière et latéralement. Malheureusement, il est impossible de coller les deux sièges et cela laisse un espace de minimum 5 cms entre l’habitacle et le coffre, générateur de bruits et d’air froid. Voir les photos dans le post suivant.
Le coffre est spacieux avec un astucieux et discret espace de rangement de 10 cms de hauteur entre le plancher et la roue de secours. On y trouve la boîte de secours et le triangle de signalisation rangés sur la gauche. Le coffre comporte également un bac de rangement dans chaque flanc. Les 3 sièges arrières peuvent être rabattus individuellement en permettant l’obtention d’un plancher plat.
La hauteur de coffre est limitée et le cartable de mon épouse ne pouvait y être placé verticalement. 4 crochets d’arrimage permettent de fixer des objets dans le coffre et le seuil est bien protégé par un plastique renforcé.
La plage arrière se présente sous la forme d’un accordéon repliable en 4 volets, peu encombrant replié et facile à escamoter. Sur ce point, la Meriva fait beaucoup mieux que la Zafira et son abominable store à enrouleur.
Les espaces de rangement sont nombreux, la boîte à gants, éclairée, est petite et à peine suffisante pour y ranger le porte-documents de la marque. Son verrouillage est parfois malaisé à cause d’un couvercle trop peu rigide. 2 porte-gobelets sont placés au bas de la console centrale, mais y placer des canettes condamne le cendrier de bord. No

La visibilité arrière est assez mauvaise à cause de la hauteur importante des appuie-têtes arrières et de l’encastrement trop marqué des custodes arrières. De même, les montants de coffre sont larges et pénalisent également la visibilité vers l’arrière.
La visibilité vers l’avant gauche est pitoyable et peut s’avérer très dangereuse à cause des énormes montants avants et extrêmes avants qui sont séparés par une petite vitre sans autre utilité que le look extérieur. C’est exactement le même défaut que la Zafira et que beaucoup de monospace présentent. scratch


Look extérieur

Comme je l’ai dit plus haut, le look de la Meriva est très proche de la Corsa et fait un peu boule haute sur pattes. Les passages d’ailes présentent le renflement typique de la génération New Edge inauguré par Ford avec la Focus de 1ère génération.

Vue de l’arrière, elle apparaît massive et large avec ses 2 rampes de feux placés verticalement. La porte arrière est large et haute et facilite grandement l’accès au coffre. Attention lors de l’ouverture dans un garage. Vue de l’arrière, cela fait un peu camionnette.


Les boucliers sont lisses et assez grands avec à l’avant une large prise d’air inférieure. La calandre est grande et sépare deux grandes optiques de forme allongée vers le haut des ailes. Le pare-brise est quasi dans le même alignement que le capot moteur.


Look intérieur

Pas de doute, on se trouve bien dans une voiture allemande, c’est triste à mourir avec des plastiques gris foncé et rugueux un peu partout. Une exception : le volant en cuir et les 4 cadrans du tableau de bord qui viennent un peu égayer l’intérieur.


La console centrale en imitation alu brossé est droite et bien verticale pour bien marquer cette rigueur toute germanique. On y trouve le lecteur CD, les commandes de radio et de chauffage. Les indications sont reprises, comme d’habitude chez Opel, dans un écran séparé au-dessus des ouïes centrales de ventilations (bien carrées !) séparées par le bouton des avertisseurs de détresse.
C’est le royaume de l’angle droit et de la symétricité. On est très loin de la fantaisie italienne et de l’originalité française. Sleep



Performances et agrément moteur.



La version dont j’ai disposé était équipée du moteur diesel 1700 cm³ de 75 cv. Quelle misère ! Sleep
Le couple atteint à peine 165 nm à 1800 tours minute. En pratique, le peu de puissance disponible arrive au-dessus des 2000 tours et disparaît vers les 3800. A 4200 tours, on est à 150 km/h affichés au compteur et la pédale est encastrée dans la moquette. Le constructeur annonce 160 en vitesse de pointe, mais à mon avis, cette vitesse ne peut être atteinte que dans une descente à 10% avec un bon vent dans le dos. Côté performance, je peux dire sans crainte que c’est le diesel le plus faiblard que j’aie eu l’occasion d’essayer. A aucun moment vous ne disposez de quelque chose sous le pied. La voiture accélère correctement jusqu’à 120, sans plus. Dépasser cette vitesse prend beaucoup de temps. Inutile d’espérer réaliser des dépassements limites, le poids de près de 1400 kgs pénalise lourdement les pauvres 75 mulets embarqués. Cette faiblesse est particulièrement marquée en seconde.

A froid, le moteur claque et vibre beaucoup, il monte très lentement en température et se montre particulièrement sonore au-dessus de 110 km/h. Une conduite active nécessite de nombreux changements de rapport et il faut impérativement éviter de descendre sous les 1300 tours sous peine de broutage, voire de calage. scratch

A toute personne intéressée par ce véhicule, je ne peux que conseiller d’opter d’office pour la 1.7 CDTi qui offre 100 cv et 240 nm de couple. Le 1.7 Dti de 74 cv ne peut à mon sens convenir qu’à la Corsa. Ce moteur a été probablement conçu pour respecter les limitations de vitesse en vigueur en Belgique.


Consommation

Je n’ai disposé de cette voiture que pendant 4 jours et effectué que 321 kms avec, c’est donc difficile de juger la consommation. Pour ma part, elle s’est établie à 5,82 l/100. Pas mal, sans plus. Le constructeur annonce 5,4 l de minimum mixte et 4,5 sur autoroute. Compte tenu des conditions dans lesquelles j’ai réalisé cet essai (essentiellement autoroute et seul à bord), j’ai beaucoup de peine à croire que l’on pourrait descendre sous les 5 litres. Encore une fois, le rapport poids/puissance est beaucoup trop défavorable pour cette motorisation.
Le réservoir de 53 l devrait permettre une autonomie d’au moins 800 kms en charge, ce qui est tout à fait bien pour ce genre de voiture.


Confort - Equipement

Les sièges avants sont relativement confortables, quoique fort durs comme toute germanique qui se respecte. L’assise trop courte rend la position de conduite difficile à régler et inconfortable pendant des trajets de plus d’une heure. Le siège conducteur est réglable en hauteur, mais ne disposait pas de réglage lombaire sur cette version de base. Le volant est réglable également en hauteur et permet une vue bien dégagée sur le tableau de bord. La largeur aux épaules est correcte compte tenu de la compacité de cette voiture.



Les sièges arrières sont assez semblables aux avants, mais avec une assise plus plate et des dossiers également très plats. Les dossiers sont réglables en inclinaison, chose assez rare pour être soulignée. La place réservée aux jambes à l’arrière est excellente.


D’un point de vue général, c’est une voiture qui doit être réservée pour 4 personnes et pas plus. Elle apporte alors une habitabilité excellente et un confort correct. La preuve en est que l’enrouleur de la ceinture centrale est placé au plafond et que la boucle est encastrée dans le siège.
Un bon point attribué au dégivrage de la vitre arrière qui se fait en un temps record. Par contre, la ventilation intérieure n’est pas très efficace, que ce soit en terme de puissance ou en rapidité de chauffe. Pour la vitesse de chauffe, il est évident que c’est lié à la lenteur de la montée en température du moteur.

La version dont je disposais devait être une version de base car l’équipement était un peu chiche. 4 Jantes alu, Radio-CD avec commandes au volant, placées un peu bas à mon goût, ABS, alarme d’extinction des phares et d’oubli de clé de contact, verrouillage central par télécommande, vitres électriques avants et rétroviseurs électriques. On termine par le réglage des phares en hauteur et c’est tout !

Les commandes de réglages des rétroviseurs se trouvent sur la portière conducteur. La commande des phares est un peu mal placée sur la gauche du tableau de bord au-dessus du genou gauche. Le bouton de réglage de hauteur des phares est mal placé derrière le volant à gauche. Voir la photo avec les flèches colorées dans le chapître Sécurité.


Sécurité

Direction assistée électriquement, 4 freins à disques assistés par l’ABS, 2 airbags frontaux et 2 latéraux, 5 ceintures à enrouleur et prétenseur et la possibilité de verrouiller le coffre en permanence avec la clé de contact. C’est un peu chiche pour une voiture dont le prix de base s’affiche au-dessus des 16.000 €. Les freins sont puissants, mais l’ABS réagi trop vite même sur route sèche. Je pense que la monte pneumatique en était la cause.
Le rayon de braquage est très court et avec une visibilité de 3/4 arrière meilleure, cette voiture serait un régal à garer.

Les commandes de la radio sont rappelées au volant, mais un peu trop bas en obligeant un déplacement des mains systématique lors d’une conduite avec les mains placées en position 9h15 comme l’impose un airbag de volant. Les commandes demandent un placement des mains en position 8h20, fatigante pour les poignets en longs trajets.
Les commandes de chauffage sont placées un peu bas sur la console et demandent à ce titre une inclinaison du buste vers la droite. Pas très bon pour la sécurité.
Les commandes de dégivrage avant et arrière sont placées en bas de la console et donc difficiles d’accès en roulant, surtout en 1ère, 3ème et 5ème. Le cendrier de bord se trouve tout en bas de la console et est donc encore plus ardu à utiliser.

L’allume-cigare se trouve à l’intérieur et est monté sur charnière. Le tout est inutilisable si les porte-gobelets sont utilisés. C'est une voiture pour non-fumeur Voir la photo ci-dessous.


Le bip sonore de rappel des clignoteurs est trop faible et facilite l’oubli après une manœuvre. Dernier point que je trouve idiot : le plafonnier ne peut pas être allumé sans la clé de contact une fois le moteur coupé. Il faut absolument ouvrir une portière. scratch


Qualité

Mon essai a été trop court pour juger objectivement, mais la conception d’ensemble a l’air correcte, les plastiques sont costauds et les commandes également. Seule la boîte à gants m’a paru un peu légère point de vue finition et robustesse. La peinture des boucliers a l’air bien faiblarde. Même remarque pour les rétroviseurs.


Conclusion

L’Opel Meriva est une familiale moyenne réservée pour 4 personnes au maximum. La motorisation diesel de 75 cv est trop faiblarde et impose donc le choix du moteur de 100 cv. Ce choix amène le budget vers les 18.000 € que je trouve prohibitif pour une voiture de ce niveau. Sur le nouveau modèle, Opel a d’ailleurs préféré placer un nouveau bloc 1.3 turbo diesel de même puissance mais avec un couple de 180 nm. L’agrément de conduite devrait sensiblement s’en trouver améliorer avec l’avantage d’une fiscalité plus légère. Mais un 1300 cm³ turbo diesel dans une voiture de 1.400 kgs, mes doutes concernant la longévité sont renforcés.

Cette voiture serait pour moi un second véhicule acceptable pour une famille avec 2 enfants et réservée à des trajets courts et/ou en ville. Le budget demandé me paraît trop important pour un second véhicule. Comme voiture principale, je n’en voudrais pour rien au monde. La Focus C-Max aurait ma préférence dans cette catégorie.


Les Plus

- Espace intérieur
- Rayon de braquage
- Position de conduite offrant une bonne visibilité

Les Moins

- Motorisation anémique
- Equipement chiche à ce prix
- Confort germanique


Dernière édition par le Mer 13 Fév - 9:38, édité 1 fois

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Re: Opel Meriva 1.7 DTi 75 cv

Message  Jean-Fi le Mer 13 Fév - 9:34

Quelques photos supplémentaires:



Quand j'ai pris les photos, je n'avais pas réussi à trouver la façon de rabattre complètement les sièges arrières pour l'obtention du plancher plat.

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